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EPISODE 8 : Klaus Schulze 72 - 73


           Dans l'antre de Klaus Schulze

Et Klaus SCHULZE dans tout ca ? Sitôt parti de TANGERINE DREAM, il ne reste pas les deux mains dans les poches.


Il est à noter d'ailleurs qu'il n'aura jamais de cesse de composer, de manière presque infatigable, ce qui expliquera aussi son imposante discographie.


Pour l'heure, il a deux projets, l'un d'un groupe avec son ami guitariste Manuel GOTTSCHING, et l'autre, sa carrière solo.


A l'image de la plupart de ces artistes, il n'est guère fortuné.

Au départ il n'a à sa disposition qu'un orgue FARFISA, un REVOX A77, un VCS3 et une table de mixage. Mais il n'en n'a cure !

Et il enregistre son premier album "Irrlicht" en 1972.


Sous titré "Symphonie quadriphonique pour orchestre et machines électroniques", cet album reste l'un des plus "expérimental ", du moins pour l'époque, qu'aura composé SCHULZE

""A l'époque , cette musique m'avait subjugué par son audace et surtout par les sons extraordinaires( prémices du futur), très avant gardistes,que KS arrivait à produire vu le peu de matériel en sa possession. Fabuleux mais très difficile d'accès. Alors certes, les sonorités peuvent apparaître un peu désuètes, mais il n'empêche !
Par contre, Dungeon(qui n'était pas sur la version originale vinyle) m'apparaît beaucoup moins audacieux et plus contemplatif. Le reflet de toute une époque..""


C'est un an plus tard que SCHULZE récidive avec l'imposant double album Cyborg, celui que beaucoup considère comme son premier chef d'oeuvre.


Paradoxe, alors que l'on s'attendait à une certaine continuité, Cyborg est complétement différent d'Irrlicht.

Moins expérimental, moins avant gardiste, plus flottant,Cyborg se rapproche plus de l'ambient qu'autre chose.

SCHULZE, déjà, étire ses oeuvres à l'extrême tout en y extrayant toute la substance, joue sur les tempos lents, longs.

Une certaine émotion vous envahit tout au long de ses quatre morceaux, empreints d'une grande nostalgie, d'où se dégage aussi la tristesse.

Sublime Conphara, certainement le meilleur des quatre.Ici, on est déjà à mille lieues d'Irrlicht...

Et, avec le recul, on se dit que finalement Cyborg, c'était déjà une belle dose d'émotions musicales.

Le bonus, But Beautiful, étonne par la maîtrise dont KS fait preuve ; techniquement parlant bien sûr, mais aussi le don d'improvisation, don qui ne fera que d'amplifier au fil des années.

Cyborg reste et restera un incontournable, qu'on se le dise.


Il est à noter que, sur TOUTES les rééditions CD, SCHULZE aura à coeur de mettre au moins un bonus( un CD entier pour Timewind), ce que ne fera JAMAIS TANGERINE DREAM.


Écrit par Rebel Lien permanent | Commentaires (0)

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