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EPISODE 33 : KRAFTWERK 69 - 72

KRAFTWERK PREMIERE PARTIE : LES ERRANCES

Difficile d'imaginer qu'à partir d'une simple rencontre, comment un groupe va véritablement révolutionner la planète cyber, électro pop.

Et comment tout une génération de musiciens, à commencer par ceux de la techno originelle( ATKINS, MAY et SAUNDERSON),celle de Détroit, va directement, dans les années 80 s'en inspirer.

" La techno, c'est la rencontre improbable, dans un ascenseur, entre George CLINTON et KRAFTWERK". Juan ATKINS, l'un des pères fondateurs.

Véritable précurseur et terriblement novateur, KRAFTWERK reste, et restera, un pilier inébranlable de ce mouvement krautrock.

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C'est en 1968 que tout commence ! Et par une rencontre, celle du pianiste organiste Florian SCHNEIDER ESLEBEN et du flûtiste violoniste Ralf HUTTER.

Tous deux étudiants, en musique et admiratifs de Karl Heinz  STOCKHAUSEN, c'est au Conservatoire de Dusseldorf qu' à lieu cette rencontre.

En 1969, ils fondent ORGANISATION qui, la même année sort son premier album "Tone Float".

Tone Float n'est pas à proprement parler un disque de KRAFTWERK, mais c'est bel et bien le premier enregistrement studio de Ralf HUTTER (orgue instruments, électronique, voix) et de Florian SCHNEIDER (flûte, violon, instruments, électronique et voix).

Dans ce premier combo , on trouve également : Basil HAMMOUDI à la voix et aux percussions, Butch HAUF à la basse et aux percussions ainsi que Fred MONICKS à la batterie. L'ambiance de cet album, sorti en pleine période psychédélique, est plutôt tribale et spontanée, le disque est basé sur l'improvisation collective avec des percussions soutenues, des sons électroniques et même orientaux. Avec ce disque, nos deux apprentis alchimistes commencent leurs expérimentations rythmiques et sonores dans une frénésie quasi hypnotique.

Sorti chez RCA Record, produit et enregistré par Conny PLANK (album enregistré dans son propre studio de Düsseldorf, installé dans une raffinerie désaffectée), cet album n'eut pas d'effet retentissant à sa sortie. A cette période, le groupe participe surtout à des performances dans les galeries d'art et les universités en Allemagne, mais ORGANISATION ne se démarque pas réellement du reste de la production allemande de l'époque. Quel bonheur cependant de le découvrir quarante ans plus tard, même s'il est vrai que les compositions ont tendance à exploser dans tous les sens, sans véritable cohérence. Le groupe sera d'ailleurs dissous après ce disque et il n'y aura plus de collaboration de nos deux leaders avec le reste des musiciens.

"Tone Float"  c'est un peu comme "Electronic Meditation" de TANGERINE DREAM , dans le sens où l'album ne ressemble guère à ceux qui suivront, dominés par le travail et, somme toute, plus «traditionnel" . L'album ,essentiellement instrumental,  est fortement orientée vers l'improvisation, aux influences psychédéliques et jazz.

"Tone float" restera pour les "afficionados de krautrock pur et dur, un must. Cependant l'album pourrait bien décevoir certains fans  .

TONE FLOAT( 1969)

- Basil HAMMOUDI / percussion, bongos, conga, gong, vocals
- Butch HAUF / bass, percussion, bells
- Ralf HUTTER / organ
- Fred MONICKS / percussion, bongos, drums, marimba, tambourine, bells
- Florian SCHNEIDER / flute, percussion, violin, flute (Alto), tambourine, triangle, bells, violin (electric)

Et devant le très faible succès de"Tone Float",SCHNEIDER et HUTTER mettent un terme à ORGANISATION et rebaptisent leur groupe "Centrale électrique", en allemand KRAFTWERK

Le duo commence à travailler sur son propre studio qu’il nomme Kling Klang tout en dévoilant sa musique électronique minimaliste dans une scène qui en arrache.

Un premier album intitulé « Kraftwerk 1 » qui paraît en 1970 permet d’avoir un aperçu de leur approche unique dans sa première expression. On y retrouve déjà des innovations comme les tentatives de SCHNEIDER de créer ses propres machines rythmiques

 

KRAFTWERK 1(1970)

- Ralf HUTTER / organ, strings, drums, keyboards, vocals, woodwind
- Florian SCHNEIDER / flute, percussion, strings, violin, drums, keyboards, vocals, woodwind
- Klaus DINGER / drums
- Andreas HOHMAN / drums

Une série de changements d’effectifs vient ensuite ébranler le groupe. Klaus DINGER et Michael ROTHER, un instant pressenti sont remerciés( ils fonderont NEU !) et Ralf HUTTER claque également la porte pendant un moment au cours de cette période.

Il sera de retour pour la parution de «Kraftwerk 2» en 1972.

Enregistré sans batteur, l’album s’appuie uniquement sur une machine rythmique, ce qui crée une impression distinctement robotique jamais vue auparavant. Le concept d’une musique complètement technologique était à l’époque impensable pour la plupart des musiciens et auditeurs. Mais le style original du groupe a du mal à passer et les premières apparitions publiques de Kraftwerk se font lors de concerts improvisés ou dans les rares festivals de musique électronique.

KRAFTWERK 2 (1972)

- Ralf HUTTER / organ, electric piano, bass, rhythm machine, bells, harmonica
- Florian SCHNEIDER / flutes, violin, guitar, bells


A SUIVRE .... KRAFTWERK 73 - 75  Les prémices du succès

Écrit par Rebel Lien permanent | Commentaires (0)

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