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EPISODE 3 : Popol vuh 71 - 72

                          LE DECLIC....

Dans les années 69 / 70 le synthétiseur est plus une curiosité qu'autre chose.
Ancêtre du thermine
, il a été inventé et breveté en 1964 par Robert MOOG et cet instrument électronique qui porte son nom n'en n'est qu'à ses balbutiements.

Il est vrai que tout ce que l'on en connaît, c'est un fameux "POP CORN"  :

Wendy CARLOS, alors Walter( il a changé de sexe en 1969) qui avait massacré Beethoven et Rossini au synthétiseur pour la bande originale du film Orange mécanique, s'en était déjà pris à BACH en 1968, dans son album Switched On Bach

Les Beatles en 1969, les Moody Blues en 1967, Emerson, Lake & Palmer, Yes, Edgar Winter, en 1971 sont parmi ceux qui introduiront dans leurs disques et sur scène les ondulations caractéristiques des synthés Moog, dont un modèle, le Minimoog
d’une taille et d’une facilité d’emploi révolutionnaire avec son clavier à 44 touches et qui devint, très rapidement la norme du rock progressif dès le début des années 1970.


Le jazz, avec Herbie HANCOCK et Chick COREA, et le funk, avec le Funkadelic de George CLINTON, tout comme Frank ZAPPA avec George DUKE, ne furent pas en reste, eux non plus.

En ALLEMAGNE, c'est Florian FRICKE qui va provoquer le déclic.

Sous son aspect très "baba cool", ce très bon musicien est véritablement fasciné par l'instrument. A tel point, qu'il va presque se ruiner pour en faire l'acquisition. Et avec Holger TRUSCHL aux percussions, Frank FIEDKER au synthétiseur et BETTINA aux tablas, il forme "POPOL VUH".

Et c'est dans cette configuration qu'il sort un premier album "Affenstude" en 1970.

Très expérimental, ce premier album restera un hymne au "monstre" ou le groupe s'amuse plus qu'il ne joue. Très contemplatif, Florian FRICKE est comme un gosse devant un nouveau jouet , admiratif et fasciné. Comme l'auditeur d'ailleurs !

Dans la foulée, et un an plus tard, le trio sort un deuxième album "In Den Garten Pharaos".

Beaucoup moins expérimental que le précédent, plus abouti et pensé, aux thèmes très spirituels , cet album est une fusion entre les textures électroniques et les instruments ethniques.

Et alors que l'on pense que Popol Vuh a trouvé sa voie, l'incroyable va se produire....
La grosse surprise viendra du troisième album "Hosianna Mantra" qui sort en 1972.Surtout en voyant le line up :
Florian FRICKE piano, clavecin / Conny VEIT guitares / Robert ELISCU Hautbois / Djong YUN Chants / Klaus WIESE Tambourin/ Fritz SONNLEITNER Violon
Mais où est donc passé le synthétiseur ? Disparu, et quand on écoute ,on comprend tout

En fait, POPOL VUH a opéré un virage à 180 degrés, un revirement total. Fini les expérimentations, place à l'acoustique.


Et l' on apprendra plus tard que Florian FRICKE a revendu son synthétiseur à......Klaus SCHULZE. Y'a pas de hasard !

Sachez simplement que POPOL VUH obtiendra ses lettres de noblesse avec trois albums, trois musiques de films :


Aguirre, la colère des Dieux en 1974

Nosferatu en 1978

et Fitzcarraldo en 1982


A défaut, Florian FRICKE, avec ses deux premiers albums aura ouvert des portes, franchi des barrières dans lesquelles vont s'engouffrer toute une génération d'artistes dont TANGERINE DREAM et Klaus SCHULZE bien sûr, mais aussi le génial CLUSTER( initialement Kluster) dont Brian ENO, himself, reconnaîtra en avoir subi une énorme influence....


Écrit par Rebel Lien permanent | Commentaires (0)

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