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PRESENTATION


PETITE HISTOIRE D'UN GRAND MOUVEMENT



"Le Krautrock, c’est ce que le punk aurait été si Johnny Rotten avait été aux commandes – une espèce de délire païen sous LSD, une Odyssée gnostique du genre . Trouve le Dieu qui t’habite en libérant tes démons ! »

Julian Cope in "Krautrocksampler"

ALLEMAGNE 1968 !


La guerre a laissé des cicatrices et d'ignobles constructions. Un MUR qui coupe le pays en deux.

Mais les Allemands ne sont pas résignés pour autant ! Pour preuve, la ville de Dusseldorf reconstruite à la vitesse grand V.

Musicalement, à l'époque, en matière de pop rock, les Anglo Saxons tiennent le haut du pavé. Et leur suprématie ne semblent souffrir aucune discussion.

Mais au sortir de la guerre, les soldats américains, disséminés partout en Allemagne de l’Ouest, n’avaient pas seulement popularisé les chewing-gums et le coca-cola.

Ils inoculèrent au sein d’une jeunesse désœuvrée l’essence d’un mythe, le rock’n'roll que les foules vivaient jusque là soit par procuration, soit par le biais de pâles copies locales d’une Beat Music triomphante (Beatles, The Who).
Le souffle libertaire balayant l’Europe en 1968 changea alors fondamentalement la donne de ce côté là du Rhin.

Très marginal au départ, le mouvement prend rapidement de l'ampleur. C'est alors qu'un animateur radio, en 1972 ,John Peel va l'affubler d'un nom bizarroïde "Krautrock", littéralement "rock choucroute". Peu valorisant, il faut bien le reconnaître, même si le sus nommé se défendra toute sa vie d'avoir été péjoratif mais, au contraire, d'avoir voulu y marquer une forme de respect.

Mais les teutons se moquent des appellations. Pour eux, seul importe d'aller jusqu'au bout de leur démarche, de pousser au paroxysme leur soif de liberté.

Le Krautrock dans sa démarche d’absorption et de recréation des genres se mua dès 1972 en véritable raz-de-marée discographique à raison de cent cinquante disques par an jusqu’au début des années 1980.


DE L'INFLUENCE DE KARLHEINZ STOCKHAUSEN


Mais l’œuvre principale sur laquelle s’articulera la nébuleuse Kosmische sera Hymnen (hymnes pour sons électroniques et concrets, 1969) du compositeur Karlheinz Stockhausen, qui, dans cette création faite de collages sonores martyrisa l’hymne national allemand.

 


« En subvertissant ce qui était perçu comme un symbole d’oppression, Stockhausen avait permis aux gens de se le réapproprier » (Julian Cope) tout en initiant une technique, le collage, forme primitive du remix.


Associé au minimalisme d’un Steve Reich et à la radicalité rock du Velvet Underground, il conféra toute sa spécificité au Krautrock, notamment dans son appréhension de la déferlante psychédélique.


Les groupes formés au quatre coin de la RFA, comme Can à Cologne, Tangerine Dream à Berlin Ouest, Popol Vuh et le collectif libertaire Amon Duul à Munich, Organisation (futur Kraftwerk) à Dusseldorf, n’avaient pas encore conscience de telles accointances expérimentales..........................




Écrit par Rebel Lien permanent | Commentaires (0)

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